Droits de l’Homme vs compteurs communicants à Branne.

Posté le 15/06/2018 dans actualité.

L’Union d’associations Vivre en Entre-deux-Mers communique à propos des compteurs Linky.

Vendredi 25 mai…La conférence débat organisée par Vivre en Entre-deux-Mers a fait salle comble à Branne, en accueillant 120 personnes. La soirée s’est déroulée en présence de Monsieur le Maire de Branne, Jean-Marie Dupont. La  municipalité a mis la salle communale Jean Teyssandier à disposition de l’association loi  1901, dont le président  Antonin Boret a rappelé qu’elle intervient sur toutes les problématiques environnementales de l’Entre-deux-Mers. Le modérateur Jean-Christophe Mathias, auteur de plusieurs publications sur les politiques de l’environnement, a introduit le sujet par l’actualité, à savoir, l’entrée en vigueur, ce 25 mai, de la nouvelle réglementation européenne visant à protéger les données numériques personnelles que vont « capter » les nouveaux compteurs communicants.

Il a lu les motifs de l’association La Quadrature du Net qui a saisi la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL) afin que les 5 plus grosses entreprises américaines du numérique ( GAFAM) mettent fin à la violation de la liberté de conscience et de la vie privée qu’elles imposent aux utilisateurs de leurs services.

Puis Stéphane Lhomme (conseiller municipal de la commune de Saint- Macaire et directeur de l’Observatoire du Nucléaire) a ensuite exposé, pendant une heure, l’ensemble des problèmes soulevés par le programme national visant à remplacer les compteurs électriques classiques par des compteurs communicants Linky. Rappelant que ce programme n’est nullement imposé par l’Europe- preuve en est que l’Allemagne et la Belgique l’ont refusé- Il a évoqué les méthodes peu scrupuleuses des partenaires d’ENEDIS chargés de la pose de ces compteurs, qui se fait de manière parfois sauvage! Multipliant les exemples d’incidents et d’accidents, tous plus ou moins comiques ou graves, relayés par la presse.

Stéphane Lhomme a expliqué dans le détail comment les élus pouvaient protéger leurs concitoyens, à l’instar des délibérations municipales interdisant la pose des compteurs sur le territoire communal, et l’ordre parfois donné aux policiers municipaux de faire respecter ledit arrêté en empêchant la pose des compteurs. Il a également montré de nombreux exemples de protections individuelles des compteurs pour lesquels les citoyens rivalisent d’ingéniosité.

Mais la question centrale de cette conférence était de savoir pour quelle raison ENEDIS a fait le choix de détruire des millions de compteurs classiques fonctionnant très bien – provoquant un gaspillage économique et écologique de grande ampleur- et s’obstine à vouloir les imposer malgré le désaveu grandissant dans la population. La raison principale en est que l’opérateur veut entrer dans l’ère  du Big data, captant à grande échelle des données précises sur le mode de vie des foyers, afin de pouvoir vendre ces informations à des société privées qui pourront ainsi démarcher des acheteurs potentiels de manière très ciblée. L’installation généralisée des compteurs communicants vise donc à réalité à réduire les citoyens à leur rôle de consommateurs. A ce propos Stéphane Lhomme a aussi rappelé que plusieurs plaines de l’UFC. Que Choisir à son encontre pour une supposée diffamation le visent mais visent surtout à la faire taire… (Que Choisir a déjà perdu l’une de ses quatre actions en justice).

Le débat de très bonne tenue qui s’est déroulé ensuite a démontré que la population locale ne comptait justement pas se faire prendre pour une simple consommatrice et encore moins pour une consommatrice « simplette ».

Des extraits vidéos de la conférence de Branne (sans montage) sont mis en ligne sur Internet YouTube, suivre le lien:https://www.youtube.com/channel/UCdhMAOJC25sNq5DPLBPndOQ/videos?view_as=subscriber

Crédit photos : Jean-Christophe Mathias.

Note de la rédaction des Cahiers: les lecteurs/trices, intéressés par le sujet peuvent aller consulter  le site du journal en ligne REPORTERRE qui publie actuellement une enquête circonstanciée.

 

 

 

 

 


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *