Le Feuilleton Enedis (suite)

Posté le 14/09/2018 dans actualité.

Les propriétaires auront le droit de refuser le compteur intelligent l

Le Tribunal Administratif de Toulouse a porté un jugement qui fera jurisprudence, en donnant raison au maire de Blagnac (près Toulouse) qui avait pris un arrêté « interdisant à Enedis de changer un compteur sans l’accord du propriétaire- Interdisant également la transmission des données collectées par le compteur. »

Le maire s’appuyait sur les directives des la Commission Nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) . A la suite de quoi le préfet avait saisi le Tribunal Administratif ,  en référé, pour faire abroger cet arrêté. Pas de chance, le T.A, dans sa grande sagesse, et certainement aussi Intelligence, a donné raison à Monsieur le Maire et débouté Monsieur le Préfet. Donc, qu’on se le dise!

Par ailleurs, puisqu’Enédis met toujours en avant l’économie les citoyens aimeraient aussi qu’Enédis, qui se dit être une entreprise de service public, les informe sur le devenir des quelques 35 millions de compteurs que la société compte transformer en déchets. Où ces compteurs sont-ils entreposés ? Quel est leur devenir? Est-il prévu de les démanteler pour récupérer et éventuellement recycler ce qui doit l’être? Si oui, où et comment? ( En Afrique ?…)

Mais aussi quelles sont les entreprises ,que l’on nous présente comme françaises, qui fabriquent les nouveaux compteurs dits intelligents? Qu’on nous le dise!

Sur un autre sujet et à propos d’économie d’énergie…

Dans cet Entre-deux-Mers quelques élus locaux sont particulièrement éclairés et aiment le faire savoir, d’où la prolifération  des journaux lumineux situés judicieusement à la sortie ou l’entrée de leur commune prouvant par là même que cette dernière  est bien en phase avec la modernité ambiante. Car l’utilisation  de ces journaux lumineux  leur permet , croient-ils, de communiquer avec la population de jour comme de nuit, quand bien même il n’y a rien à dire, si ce n’est « annoncer la température ambiante- le temps qu’il fait ou fera- la vigilance contre les cambrioleurs etc.. » Toutes ces informations  , même plus sérieuses n’auront que peu de chances de trouver un lecteur , les journaux lumineux étant placés en général au bord des routes (particulièrement la D.10 en ce qui concerne la rive droite) les piétons sont pratiquement inexistants quant aux nombreux automobilistes  ils doivent choisir « Lire ou conduire ». Les administrés des communes concernées peuvent peut-être aussi s’interroger sur : « Combien ça coûte un journal lumineux, et combien çà consomme? mais aussi est-ce légal? »

Et bien non, outre que le journal lumineux constitue une atteinte au respect du cadre de vie, une intrusion dans nos paysages, il subit les interdictions de la loi qui s’applique aux pré- enseignes et à la publicité, à la législation du code de la route, enfin il génère une pollution lumineuse de nuit, et contredit également les recommandations permanentes faite à l’ensemble de la population sur la maîtrise de la consommation d’énergie.

 

 


2 réponses sur “Le Feuilleton Enedis (suite)”

  1. « un arrêté interdisant A Enedis »
    « Commission nationale de l’informatiQUE et des libertés », pas information.
    « que la société compte », pas comptent
    « quelles sont LES entreprises »
    « Toutes CES informations , même LES plus sérieuses n’aurONT »

  2. Merci pour votre vigilance et vos corrections, voilà ce qui arrive lorsque l’on est en retard (comme d’habitude) pour sortir à temps et que les derniers articles arrivent au milieu de la nuit…Et oui, les Petits Cahiers sont aussi tributaire du temps qui passe trop vite! Cordialement .CL

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